Quand tsahal débarque à Gordon Beach


Un exercice de Tsahal sur Gordon beach ? Le regard tendu mais le sourire au coin des lèvres deux apprentis soldats s’amusent à viser les touristes. Une main sur la gâchette d’une mitraillette en carton pâte. Capitaine Sifiso Selelme, d’Afrique du Sud et la caporale Pamela Scneider du Canada sont en pleine operation militaro-pacifiste. BOOM ! Point de balles et de sang mais un bouquet de fleurs rouges. Cet happening un brin utopique imaginé à Vienne n’a qu’un seul but : promouvoir l’amour, surprendre et provoquer le rire. Volontairement utopiste, il est le fruit de la rencontre de deux artistes. « Nous sommes venus en Israël pour dévoiler une chorégraphie autour d’un détournement des symboles militaires ». Ce sera Peace Day Life rassemblement en faveur de la paix entre israéliens et palestiniens, juifs et arabes, prévu le 21 septembre a Yaffo  . «  Cet happening est une réponse à la brutalité policière, la ségrégation, les guerres et les abus de pouvoir », explique Pamela Schneider, « la police fait peur alors qu’elle devrait inspirer confiance et répandre l’amour autour de nous ». Safiso Seleme ne dit pas autre chose lui qui dit avoir subi en Israël un contrôle d’identité musclé. «  A cause de la couleur de ma peau, sans qu’on prenne la peine de me parler en anglais, heureusement que Pamela est venue à ma rencontre ça a aidé à calmer les choses ». Visiblement le public semble conquis. Il faut dire que Tel-Aviv avec sa population très ouverte est facile à séduire. « Cela me fait beaucoup rire, c’est spontanné , positif », lâche Anna de Londres. Pour Noa, étudiante à Beer-Sheva en études africaines le message lui est beaucoup plus politique. «  Cela montre à quel point Israël est un Etat en guerre qui a une lourde responsabilité dans les conflits en cours et à venir ». Sous entendu avec les palestiniens et dans le futur avec l’Iran. « Tout ces conflits donnent un bon prétexte qu gouvernement pour poursuivre l’occupation et éviter que les gens ne se révoltent contre le coût de la vie, le manque de soins, les problèmes d’ éducation ». Finalement chacun voit dans ce happening ce qu’il veut et les seules critiques « sont celles de personnes qui croient que c’est spécifiquement destiné à Israël », souligne Sifiso Seleme. Ces deux artistes pensent maintenant poursuivre leur embardée pacifiste à Haïfa lors d’un autre festival Tikvatemba puis ce sera peut-être Jérusalem. Y aura t-il dans la ville trois fois sainte un accueil aussi positif ?

Happening militaro-pacifiste sur Gordon Beach

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New-York : Un ancien musulman bientôt ordonné rabbin


Dario Hunter, né d’un père musulman iranien et d’un mère afro-américaine va terminer cet été un programme en-ligne pour devenir rabbin

Le 25 août à New-York, Dario Hunter, juriste en environnement sera le premier musulman à être ordonné rabbin.

Selon les médias New-Yorkais, Hunter un homosexuel élevé par un père musulman et une mère afro-américaine sera ordonné en compagnie d’un brésilien catholique et d’une chanteuse britannique.

Jusqu’à présent aucun des participants au programme ne s’est jamais rencontré : et pour cause ils apprenent le métier de rabbin en-ligne. Un programme imaginé par Steven Blane de l’institut des leaders spirituels juifs.

Il y a un an, Hunter a abandonné sa carrière aux Etats-Unis et est venu s’installer en Israël où il a décidé de devenir rabbin.

Un tiers des participants au programme sont convertis au judaïsme et leurs origines diverses réflètent les croyances du rabbin Blane. 50% des juifs dans le monde ne sont affiliés à aucun courant ou sont issus de mariages mixtes.

Blane a quitté lui-même un poste au sein du rabbinat pour à une mission. Il a démissionné de la cantors Assembly, en 2009, quand il a reçu des menaces de renvoi pour avoir pratiqué des mariages mixtes.

Il forme maintenant des rabbins et dirige une synagogue en-ligne Sim Shalom qui a un office hebdomadaire. Les membres sont issus du monde entier.

Blane est bien conscient qu’ordonner un rabbin musulman gênera certains, mais la pluralité d’origines de ses apprentis rabbins convient à sa croyance en un judaïsme ouvert et universel.

«Je ne crois pas que le peuple juif ait été le seul peuple à être choisi par dieu, dieu n’a pas d’enfant favori».

Près de 50%  de la population juive trouve du sens à oberver les fêtes et les rituels amis ne pense pas que cela réflète une supériorité. Il y a un besoin énorme de rabbins capables d’accompagner spirituellement des communautés diverses.

Pour Hunter son histoire personnelle est un moyen d’utiliser la foi pour construire des ponts entre les peuples.

Un ex-soldat de Tsahal demande la nationalité palestinienne


Son service militaire à peine terminé Andre Pshenichnikov 23 ans est parti vivre dans un camp de réfugiés de Cisjordanie pour faire partie de la résistance palestinienne

Dans la longue saga israelo-palestinienne, un ancien soldat de Tsahal s’est embarqué pour un voyage inédit. Il veut renoncer à sa citoyenneté israelienne et vivre dasn un camp de réfugié de Cisjordanie.

André Pshenichnikov un immigré juif du Tajikistan de 23 ans s’est vu récemment détenu par la police israélienne pour résider illégalement au camp de réfugiés de Deheishe près de Bethlehem. Il leur a déclaré qu’il voulait rompre tout lien avec Israël, abandonner sa nationalité israelienne et obtenir la nationalité palestinienne en contrepartie.

André Pshenichnikov voyage en ce moment en Europe pour deux mois. Quand il rentrera il espère déménager en Cisjordanie. Il est extrêmement rare que des israéliens cherchent à vivre sous autorité palestinienne. Il y a très peu de personnes à avoir franchi le pas et la plupart l’ont fait pour se marier à des palestiniens. Aucun a renoncé à sa nationalité israélienne à la différence de certains vivants à l’étranger. Mais personne a cherché à vivre en Cisjordainie. Il est impossible d’avoir la double nationalité.

Joint chez elle la mère de André Pshenichnikov avoue être troublée par le projet de son fils. «Je suis sa mère et je m’efforce de le soutenir du mieux que je peux mais je ne supporte pas son combat».

«Je hais le sionisme»

La famille de André Pshenichnikov a immigré quand celui-ci avait 13 ans. Après avoir servi les trois ans règlementaires dans l’arméee comme programmeur informatique dans le service de télécommunication de Tsahal, André Pshenichnikov a même servi un an et demi supplémentaire comme militaire de carrière. 

Mais au cours de son service militaire, il s’est mis à questionner le sort réservé par Israël aux palestiniens. Depuis il a complètement rejeté son pays d’accueil. A la fin de son service militaire il a déménagé au camp de réfugiés et a travaillé comme serveur dans un hôtel de Bethlehem et comme manoeuvre à Deheishe.

«Je hais le sionisme…et je veux faire partie de la résistance palestinienne» a déclaré André Pshenichnikov à Associated Press. «J’appelle les Israéliens qui soutiennent l’existence d’un Etat palestinien à faire la même chose, de venir vivre en Cisjordanie ou Gaza comme des Palestiniens».

Les palestiniens veulent faire de la Cisjordanie une partie de leur Etat. Pour le moment, au vue des accords passés avec Israël, ils n’ont pas la citoyenneté palestinienne mais des cartes d’identités délivrées par une autorité auto-proclamée et des passeports palestiniens. 

André Pshenichnikov dit avoir choisi de vivre près de Bethlehem dans l’espoir de mettre à profit sa maîtrise de la langue de Tolstoï pour guider des touristes russes dans la ville où est né Jésus.

Espion israélien ?

Au départ, il a attiré la suspicion des résidents. De nombreux palestiniens le prenaient pour un espion israélien et les autorités palestiniennes l’ont même remis aux autorités israéliennes. Mais Pshenichnikov est resté ferme sur ses positions. Retournant à Deheishe, il a été de nouveau arrêté par les forces palestiniennes et remis à Israël une fois de plus.

La police israélienne l’a libéré sous conditions, a mis fin aux poursuites et lui a interdit d’entrer dans les territoires contrôlés par l’autorité palestinienne.

Tareq Abu Sheikha, qui a loué une chambre à Pshenichnikov pour un mois dit qu’il était «suspect et malhonnête».

Abu Sheikha dit que André  Pshenichnikov s’est présenté comme un activiste russe et l’a même vu jeter des pierres sur les soldats durant des manifestations. Mais il a été aussi surpris en-train de parler en hébreux et posséder une carte d’identité militaire de Tsahal.

«Nous n’avons aucun problème avec un israélien venant pour faire partie des nôtres. Nous serons honorés et leur donnerons même une carte d’identité, mais ce jeune homme était suspect et a menti c’est pourquoi nous l’avons remis aux israéliens», a-t-il déclaré.

“Sécurité non-garantie”

 Renoncer à la citoyenneté israélienne est un processus long et difficile. La porte-parole du ministère de l’intérieur, Sabine Hadad, explique qu’il faut émettre une demande à un représentant israélien à l’étranger comme preuve d’une nationalité autre et attendre une décision qui n’est pas automatiquement accordée. Elle avoue n’être pas familière du cas de André Pshenichnikov et précise que seulement quelques centaines de personnes ont leur citoyenneté révoquée chaque année.

L’armée israélienne refuse de commenter l’affaire

Le gouverneur de Bethlehem Abdel-Fatah Hamayel, dit que sur le principe il n’y a aucun problème pour accorder la citoyenneté palestinienne à André Pshenichnikov mais que cela doit être fait selon la procédure légale.

« Il n’était pas supposé rentrer illégalement. Si les gens connaissent son identité, il n’y a pas de garantie pour sa sécurité. Il aurait du informé la partie palestinienne avec une demande officielle qui aurait été considérée ».

 

Israël demande à ses visiteurs d’ouvrir leur e-mail pour des vérifications


Des agents du Shin Bet demandent à voir les mails d’une activiste pro-palestinienne suspectée de liens avec des organisations terroristes

Quand Sandra Tarami est arrivée à l’aéroport international de Ben Gourion, celle-ci s’est vue soumise à une demande inhabituelle : un agent du Shin Bet lui a mis un écran d’ordinateur sous le nez connecté à gmail et lui a demandé de se connecter. L’agent suspectant Sandra Tamari d’être une activiste pro-palestinienne a voulu inspecté son compte email pour trouver des preuves. L’américaine de 42 ans d’origine palestinienne ayant refusé elle a été simplement expulsée du pays.

Le cas de Sandra Tamari n’est pas unique. A l’heure d’une guerre cybernétique, selon des touristes, le pays a commencé a demandé à ses visiteurs suspects d’ouvrir leur e-mail personnel pour des inspections. La pratique vise à démasquer les visiteurs qui ont un passé de militantisme pro-palestinien, ce qui a débouché dans un présent proche à l’expulsion d’au moins trois citoyennes américaines. On se sait pas à quel point la pratique est répandue.

Fouilles draconiennes

Interrogée à ce sujet l’agence du Shin Bet a confirmée les dires de Sandra Tamari tout en spécifiant avoir agi selon la procédure légale. Israël a un long passé de profilage ethnique un mal pour un bien au vue de l’expérience accumulée en matière de terrorisme. Les procédures en matière de sécurité apparaissent de plus en plus draconienne. De récentes fouilles de journalistes venus participer à des événements officiels ont été suffisament dissuasives pour créer des mini-scandales accusant le gouvernement de musuler toute voix discordante.

Diana Butto un ancien juriste de l’autorité palestinienne et un camarade à l’Harvad Kennedy School of gouvernment explique que la mesure de fouille des emails personnels autrefois exceptionnelles est devenue une pratique courante cette année. Diana Butto explique que les agents du Shin Bet veulent voir les itinéraires, les articles publiés ou les commentaires sur Facebook. « Le problème est que vous ne pouvez pas dire que vous êtes venue la Judée Samarie sans tomber dans une sorte de piège. ou vous mentez et vous risquez alors d’être pris en-train de mentir ou vous dites la vérité et vous risquez de ne pas être admis d’y rentrer ».

Sandra Tamari qui est de Saint-Louis dit être arrivée en israéle 21 mai pour participer à une conférence oeucuménique. Elle se décrit elle-même comme une activiste Quaker et reconnait avoir pris part à des campagnes de boycott et désinvestissement d’Israël. Etant donné son passé d’activiste elle s’attendait à des tracas mais ne pensait pas devoir ouvrir sa boîte e-mail. Elle raconte que les agents du Shin Bet on découvert son adresse email en fouillant dans ses affaires. « Quand ils m’ont demandé de me connecter et que j’ai refusé un agent m’a dit, puisque c’est comme ça, vous cachez quelque chose, vous devez être un terroriste» Placée en cellule de rétention elle a été expulsée vers les Etats-Unis le jour d’après. « L’idée que quelqu’un comme moi un Quaker ayant de la famille aux Etats-Unis faisant partie d’une délégations de pacifistes puisse se voir refuser l’entrée ne m’a jamais traversé l’esprit ».

Le directeur d’un site internet juif ultra-orthodoxe accusé d’extorsion de fonds et de chantage


Le directeur du très populaire site internet ultra-orthodoxe  israélien  חדרי חרדי Jacob Berger est au coeur d’une affaire de chantage et  d’extorsion de fonds. Le site pourrait être fermé définitivement.

Coup de tonnerre dans le milieu ultra-orthodoxe juif dit «haredi». Le directeur du très influant site internet «haredei haredi» חדרי חרדי Jacob Berger est en effet accusé de chantage et d’extorsion de fonds. Le procédé  consistait à menacer de nombreuses personnalités politiques religieuses et des  hommes d’affaire évoluant dans ce milieu de publier des articles capables de  ruiner leurs carrières ou leurs vies. Parmis ceux qui ont préféré payer -plutôt  que de voir leur image ternise par un organe de presse très influant dans le  monde cloisonné des ultra-religieux- on retrouve un ancien ministre Aryeh Deri, et ancien vice-ministre Meir  Porush.

«La  plus grande histoire de chantage d’Israël»

Jacob  Berger et ses complices auraient usé de ce procédé pendant plus de deux ans.  Durant un interrogatoire ce dernier a déclaré : «j’ai très peu de clients mais  je fais en sorte qu’ils soient heureux et puissent dormir en paix. Le plus petit  client paye 10 000 dollars par mois». Toutes les personnes qui payaient se  voyaient exemptées de papiers compromettant pour une durée de un an. «Ensuite, tout dépendait des attentes du client» a souligné le polémiste David  Zilbershlag.

«Ordinateurs  saisis»

Si  de nombreuses personnalités impliquées n’ont pas encore avoué avoir succombé au  chantage, un rabbin lui a su garder son intégrité. Il s’agit du rabbin rabosias  Pinto. Malgré des calomnies écrites à son encontre, il a tenu bon. «Par son  refus de se plier, je pense qu’il a très largement contribué à la fin de  l’affaire», a déclaré David Zilbershlag. De nombreux ordinateurs ont été saisis  et les enquêteurs analysent les écoutes téléphoniques du directeur du  site internet et recherchent des ramifications internationales puisqu’on trouve  aussi des déclinaisons du site à l’étranger. La garde à vue de Jacob Berger a  été prolongée et le procureur général d’Israël Yehuda Weinstein a demandé la  fermeture du site internet. Aux dernières nouvelles celui-ci est encore en  activité.

Médiatisation des arrestations d’islamistes : les mauvaises critiques des adversaires de Sarkozy


Les récentes déclarations politiques critiquant la médiatisation de l’arrestation d’islamistes suite au meurtre de quatre juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars prouvent à quel point la situation est devenue alarmante en France

Les critiques et autres accusations d’instrumentalisation politique des arrestations d’islamistes suite au meurtre de quatre juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars par les candidats à la présidentielle sont hautement regrettables. Au lieu de présenter un front uni face à l’ idéologie islamo-fasciste, ces critiquent étouffent dans l’oeuf la réponse apportée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy à un problème qui, il est vrai, ne date pas d’hier et pour lequel le président n’a pas assez agi. Pour autant, le caractère hors-du-commun et particulièrement barbare de ces évènements nécessite une réponse ferme.

« Forme de spectacle »

Honte donc à François Bayrou, candidat centriste à l’Elysée, pour avoir parlé ce mercredi 4 avril sur i-télé «de mise en scène» devant des caméras. «Des interventions policières de cet ordre, sous le contrôle de la justice, ne devraient pas se faire, me semble-t-il, sous forme publicitaire», a-t-il dit. Quand on sait à quel point la théorie du complot est à la mode dans certains milieux ce genre de propos est à éviter. D’ailleurs le PS par la voix de Martine Aubry première secrétaire ne fait pas mieux cette dernière jugeant que «ces arrestations représentent une forme de spectacle à deux semaines du premier tour». La perle, revenant à Jean-Luc Mélanchon, candidat du Front de gauche, pour qui ces arrestations sont tout simplement «arbitraires». Grandiose…

« Soumettre et corrompre les valeurs de la République »

Une fois de plus, il est navrant de constater qu’en France, au lieu de représenter un front uni face au premier problème du pays, à savoir l’islamisation rampante de la société, les candidats préfèrent l’immobilisme et le dénigrément. Pourtant ne pas agir laisse libre court aux islamistes. Qu’ils soient issu d’un mouvement nommé Forsanne Alizza sans lien direct avec Al-Qaïda ne change pas les données du problèmes. Leur idéologie reste la même. Soumettre et corrompre la République, la démocratie et ses valeurs en enlevant -et sûrement en tuant- un magistrat juif. Il est grand temps qu’en France des voix s’élèvent pour mettre un terme à l’ignominie.


Elie Ittah